Natalia + Alfredo

1. Une maison dans l’océan

Vivre au Chili. J’écris vivre, je pourrais écrire séjourner, visiter, être de passage, mais plus je rencontre de gens, plus on me dit que je suis Chilien, que je vis ici. On nomme la place que j’occupe, et j’acquiesce, j’accepte, parce que je tente autant que possible de maintenir une disponibilité complète devant ce que les autres disent pour que mon expérience du pays demeure mouvante, pour que les autres déplacent à leur gré ma relation au pays d’origine. Comme les rencontres, les amitiés et les relations familiales, l’origine n’est pas stable. Lire la suite ici.

 

2. Les boucles de la mémoire

Je séjourne au Chili entre autres pour mener des recherches dans les archives sur l’exil du Museo de la Memoria y los Derechos Humanos. Il s’agit pour moi d’une drôle d’expérience que j’aime raconter à celles et ceux que je rencontre à Santiago parce que les réactions sont toujours très expressives. La majorité des gens s’émerveillent d’abord – ay que lindo, me encanta ese museo – et sont aussitôt suivies d’une grimace, d’un frisson, d’un air triste – que terrible, yo no puedo. Lire la suite ici.